La cognition non avérée
Texte
Racine
La définition d’une
cognition non-avérée est un connaissant qui n’est pas
infaillible de façon nouvelle.
Les cognitions non-avérées
sont divisées en cinq cas : subséquentes,
précaires-correctes, inattentives, doutant et fausses.
Commentaire
Les cognitions sont soit avérées
soit non-avérées. La conscience elle-même est une
généralité substantielle
qui possède des particuliers qui sont soit avérés
soit non-avérés. Les cognitions avérées
sont soit directes soit inférentielles.
La cognition subséquente
Texte
Racine
La définition d’une
cognition subséquente est un connaissant qui réalise ce
qui a déjà été réalisé.
Il y en a de trois sortes : directes,
inférentielles et autre que ces deux.
La perception directe
subséquente
Il y en a de cinq sortes :
sensorielles, mentales, aperceptives, yogique et enfin autres que ces
cas.
La cognition
conceptuelle subséquente
Il y en a de deux sortes : celles qui
sont induites par une perception directe et celles qui le sont par
une cognition inférentielle.
Les autres types de
cognitions subséquentes
Ntd : le texte racine ne mentionne rien
dans cette catégorie. Je n’ai pas le moyen de savoir si c’est
un oubli dans la traduction. Mais d’après le commentaire il
s’agit de la cognition subséquente qui est une généralité
substantielle.
Commentaire
Un exemple pour la perception directe
qui est une cognition subséquente directe sensorielle est le
second moment d’une conscience visuelle qui appréhende le
bleu.
Pour la seconde, le second moment d’une
clairvoyance qui perçoit l’esprit d’autrui.
Pour la troisième le second
moment d’une aperception percevant une conscience visuelle.
Pour la quatrième le sentier de
la vision qui est dans le continuum d’une réalisation initiale
du sans-soi.
Pour la cinquième, le second
moment d’une perception directe. Ceci est une généralité
qui n’appartient à aucune des précédentes.
Un exemple d’une cognition subséquente
conceptuelle induite par une perception directe est la mémoire
de la couleur bleue après avoir vu le bleu.
Pour la seconde, le second moment d’une
inférence qui réalise l’impermanence du son.
Pour ce qui n’est aucune des deux, ni
directe ni conceptuelle, le second moment d’une cognition avérée.
Ceci est une généralité qui possède les
deux cas et qui donc n’est aucune des deux.
La cognition subséquente
réalise son objet en dépendance de la force d’une
réalisation préalable. Elle reste néanmoins dans
la même continuité cognitive d’une réalisation
d’une cognition avérée qui a réalisé son
objet en éliminant le doute. La cognition avérée
réalise donc son objet en éliminant le doute et la
cognition subséquente le réalise à travers la
force de la cognition avérée précédente.
L’exception est pour la conscience
omnisciente d’un Bouddha qui réalise directement et
nouvellement son objet par son propre pouvoir (sans s’appuyer sur le
moment précédent).