Epistémologie cognitive

La cognition précaire correcte


La perception précaire-correcte


Texte Racine


La définition d’une perception précaire-correcte est un connaissant propositionnelle en concordance avec les faits qui est faillible quant à son objet conceptuellement déterminé.


Il y en a de cinq sortes : qui n’ont pas de raison, qui ont une raison contradictoire, qui ont une raison indéterminée (sans recouvrement), qui ont une raison dont le sujet n’est pas établi et qui ont une raison insuffisamment comprise.


Il existe dans le continuum d’une personne qui est sur le point de réaliser que le son est impermanent une conscience qui réalise que le son est impermanent sous l’angle de la simple généralité du son en dépendance de l’établissement d’un signe correct prouvant que le son est impermanent à partir du signe d’être un effet produit mais il est incorrect de citer une telle conscience comme étant autre qu’une cognition précaire-correcte à savoir une perception directe, une cognition avérée ou une cognition subséquente.



Commentaire


Les cognitions précaires-justes sont faillibles parce qu’elles ne réalisent pas clairement leur objet dans le sens où tout doute n’a pas été éliminé. S’il y a encore un doute il y a encore une saisie du contraire de l’objet.


Une cognition inférentielle est ferme, stable (infaillible). Dès qu’une chose est réalisée par inférence il n’y aura pas de changement quant à ce qui a été certifié tant qu’on s’en souvient. MiTB


Même si elles sont faillibles et trompeuses elles demeurent concordantes avec les faits car leurs objets existent tels qu’ils sont appréhendés.


Exemples des cinq cognitions précaires-correctes :

1) une cognition appréhende le son impermanent simplement en entendant dire que le son est impermanent.

2) une cognition pensant que le son est impermanent parce que le son n’a pas la capacité d’exercer une fonction.

3) une cognition pensant que le son est impermanent parce que le son est un objet de connaissance.

4) une cognation pensant que le son est impermanent parce que le son est l’objet d’une conscience visuelle.

5) une cognition pensant que le son est impermanent parce que le son est un effet produit mais sans réaliser clairement que le son est un effet produit et que tout ce qui est un effet produit est impermanent.


Il peut exister une base commune à la cognition précaire-correcte et au doute : par exemple une cognition pensant que le son est soit impermanent soit permanent mais qui penche vers la première solution.

Avant d’avoir une perception directe de l’impermanence du son il faut en avoir une cognition inférentielle et avant cela on a une cognition précaire-correcte.


Toute sagesse issue de l’écoute est une cognition précaire-correcte.

Si une cognition n’élimine pas les surimpositions quant à son objet elle ne réalise pas son objet, bien qu’il soit juste de dire qu’elle l’appréhende, le certifie et en est consciente (est attentive). MiTB


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