Epistémologie cognitive

L’inattention, doute


La perception inattentive


Texte Racine


La définition d’une perception inattentive à laquelle un objet apparaît mais n’est pas certifié est : un connaissant qui est la rencontre entre 1) être muni de la claire apparence du phénomène spécifiquement caractérisé qui est son objet d’engagement et 2) être incapable d’induire la certitude quant à cet objet.


Dans la définition, le fait que l’objet soit l’objet d’engagement est important car une conscience qui voit une montagne enneigée comme bleue voit en bleu la couleur blanche de la montagne, qui est son objet d’engagement, et donc ne voit pas clairement le phénomène spécifiquement caractérisé qui est son objet d’engagement.



Commentaire


Un exemple est la conscience auditive appréhendant un son alors que la conscience visuelle est attirée par une forme attractive. Cela signifie qu’il ne peut y avoir de mémoire du son basée sur cette expérience.

Alors que les Saints n’ont pas de cognitions inattentives, toutes les perceptions directes mentales et aperceptives des êtres ordinaires appréhendant les objets des cinq sens sont inattentives.


Le doute


Texte Racine


La définition d’une conscience qui doute est : un connaissant qui oscille entre deux points par son propre pouvoir.

Une cognition qui possède une similarité avec le doute, les sensations, etc., et qui accompagnent cette cognition, oscille par le pouvoir du doute mais n’oscille pas entre deux points par son propre pouvoir.


Il y en a de trois sortes :

1) le doute qui tend vers le factuel

2) le doute qui tend vers le non-factuel

3) le doute égal.


Commentaire


Le doute est un facteur mental qui oscille entre deux points par son propre pouvoir.

"Par son propre pouvoir" élimine les consciences qui accompagnent le doute et donc oscillent entre deux points mais pas par leur propre pouvoir.


Il semble qu’il y puisse exister une continuité entre le doute qui tend vers le non-factuel, le doute égal, le doute qui tend vers le factuel, la perception précaire-correcte, l’inférence et finalement la perception directe avérée. Ainsi on pourrait penser que la conscience qui saisit l’existence véritable peut se transformer en conscience qui réalise la vacuité puis devenir en fin de compte une conscience omnisciente.

En fait s’il est vrai que le doute qui pense que le son est impermanent, et qui est une perturbation mentale, puisse amener ou rapprocher de la bouddhéité, il n’en est pas une cause substantielle. C’est la même chose avec l’utilisation du désir sur la voie. L’attachement devient une condition coopérative mais il sera de toute manière abandonné tout comme les neuf niveaux de perturbations.


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