La
vie du Bouddha avant
l’éveil
La
vie de Siddhartha dans le palais. Constat après de nombreuses
années : « la vie laïque est encombrée
et poussiéreuse ».
Il
fuit celle ci : « la vie du renonçant est
ouverte, au grand air », suite aux quatre rencontres :
une personne très âgée, une autre malade, le
cadavre d’une personne décédée et un ascète
(shramana).
Les
sept années d’ascèse et ses deux Maîtres : Alâra
Kâlâma et Udaka Pâmapoutta.
De
nombreux ascètes suivent Alâra Kâlâma ; il
leur apprend une doctrine. Pour ce qui est des connaissances
théoriques Siddhartha apprend vite, et d’autres avec lui. Mais
il se dit que cet enseignement n’est pas basé sur la foi
uniquement mais sur l’expérience. Il demande à ce
maître en quelle profondeur il est entré dans cet
enseignement à travers une expérience directe. Il lui
répond « la base qui consiste en rien (néant) ».
Se disant qu’il possède lui aussi les qualités de son
maître : la foi, l’énergie, l’attention, la
concentration et la connaissance, il pratique et atteint bientôt
ce stade. Alâra Kâlâma lui suggère de
diriger la communauté ensemble. Mais Siddhartha pense :
« Cette doctrine ne mène pas au détachement,
à la disparition de l’avidité, à la cessation, à
la paix, à la connaissance directe, au Nibbana, mais seulement
à la base qui consiste en rien. »
La
même chose avec Udaka Pâmapoutta, sauf que celui-ci a
atteint la base consistant en « ni-perception-ni-non-perception »,
qui est le stade au dessus.
A
partir de là il vit seul et va dans la jungle. Il surmonte la
peur et l’inquiétude dans les endroits isolés, puis
dans les forêts la nuit. Il réalise qu’une bonne
disposition d’esprit (détachement de l’emprise des sens) est
une condition nécessaire à la connaissance, la vision
de la réalité et l’éveil suprême. Sans
cette condition, l’effort ou l’absence d’effort ne sert à
rien.
Près
de la rivière Néranjara, il s’efforce ensuite de
réprimer son esprit, de le dompter, en exerçant une
grande contrainte sur le corps mais cela ne mène pas au
contrôle de l’esprit. Il tente d’arrêter de respirer au
point que les dieux le croient mort. Il diminue graduellement son
alimentation jusqu’à ne plus manger qu’un grain de riz par
jour.
Mara
vient alors le tenter et il le repousse.
Puis
il se souvient d’un état méditatif dont il avait fait
l’expérience dans sa jeunesse et soupçonne que c’est
une bonne voie que de s’établir dans cet état (le
premier jhana) où la réflexion et l’analyse sont
jointes au bonheur et au plaisir né de l’isolement. Il se dit
qu’un tel plaisir n’est pas fautif. Mais il réalise en même
temps qu’il a besoin de restaurer son corps pour accéder à
cet état et décide de se nourrir à nouveau, ce
que voyant, les cinq compagnons ascètes sont dégoûtés
et s’en vont ailleurs.
Il
fait cinq rêves qui laissent prédire l’éveil.
Trois
façons de décrire la réalisation de l’éveil
sont relatées.
La
première est en termes des méditations qui mènent
à la découverte des quatre nobles vérités.